MINISTÈRE DE LA SANTE DE LA PROTECTION SOCIALE ET DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE

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Face à la pénurie des antirétroviraux, le directeur général de la Prévention du Sida, Dr Amissa Briana Bongo Ondimba, invite les personnes sous traitement à se rapprocher de leurs médecins pour avoir des traitements de substitution en attendant l’arrivée de la commande.


Le Gabon est confronté depuis peu à une rupture des stocks de certains antirétroviraux. Cette nouvelle  a mis en émoi les personnes vivant avec le VIH. Ce d’autant plus que les ruptures de traitement peuvent favoriser l’émergence d’infections opportunistes et la résistance médicamenteuse. Conscient du danger qui guette les malades, le gouvernement a demandé que les molécules en rupture, TDF-3TC et ABC-3TC, soient remplacées par d’autres types de molécules d’égale efficacité.

Lors d’une conférence de presse consacrée à ce sujet le 4 mars, le directeur général de la Prévention du Sida, Dr Amissa Briana Bongo Ondimba, a indiqué que «le traitement des ARV est composé de trois molécules». Selon elle, si une molécule est en rupture, une autre peut la substituer pour que le malade poursuive son traitement. «Nous ne fabriquons pas des médicaments ici en Afrique. Nos médicaments viennent de l’extérieur, notamment de l’Inde», a-t-elle souligné indiquant que la rupture est due au fait que le Gabon n’a pas encore reçu sa commande. «Il se trouve que le Gabon et d’autres pays de la sous-région peuvent passer une commande, mais que le délai de livraison dépasse la durée actuelle des stocks. Donc c’est la situation dans laquelle nous trouvons actuellement», a-t-elle expliqué.

Toutefois, selon la directrice de l’Onu Sida, Françoise Ndayishimiye, la RDC serait disposé à venir à la rescousse du Gabon. «Au cours d’une réunion à laquelle j‘ai participé, nous avons été informés que la RDC serait prête à avancer des médicaments au Gabon et le Gabon verra comment il pourra les rembourser», a-t-elle déclaré sur Radio France internationale (RFI).

En attendant l’arrivée de la commande, Amissa Briana Bongo Ondimba estime qu’«une personne qui prenait bien son traitement avant la rupture n’est pas en danger». Si elle assure que la rupture des ARV n’est pas synonyme d’une mort imminente des 34.000 personnes sous antirétroviraux au Gabon, elle demande à ces derniers «de se rapprocher de leurs médecins pour savoir si leur traitement est disponible». «Si le traitement n’est pas disponible, il y a aura un médicament de substitution», a-t-elle ajouté. «Que chaque personne sous traitement se rapproche de sa structure en charge pour avoir les soins et le traitement qui est adapté» à sa situation, a-t-elle insisté, invitant les malades à adopter une bonne hygiène de vie.

Service Presse.

Publié le : 07 / 03 / 2019